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5 questions à Alexandre Reymonet, fondateur de Digiworks

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5 questions à Alexandre Reymonet, fondateur de Digiworks

Rencontre avec Alexandre Reymonet, fondateur de Digiworks, une agence basée à Rouen et Paris, qui développe des advergames, applications web & mobiles.

L’entrepreneuriat, Alexandre est tombé dedans quand il était petit. Dès le lycée, il crée une première structure (d’abord sous forme associative puis micro-entreprise) qui est une plateforme web proposant des jeux. Plateforme qu’il revendra juste après son bac S.

Premier succès. Il n’en reste pas là, puisqu’en marge de ses études en informatique et réseaux, puis d’une école d’ingénieur, il fonde Toonlife, une plateforme de jeux dédiée aux adolescents, qui cumulera 500 000 inscrits (en 2007).

Finalement, il n’ira pas au bout de son école d’ingénieur, impatient de s’investir totalement dans ses projets. Ainsi, en 2008, il fonde Digiworks, une agence dont la mission est de transposer le jeu à l’univers de l’entreprise. Sa société compte aujourd’hui de prestigieuses références telles que Bouygues Telecom, Fnac, CanalSat, EDF, Thalès…

• Que voulais-tu faire enfant ?

Je n’ai jamais rêvé de devenir médecin ou policier. Dès 10 ans, je savais que je voulais créer, être entrepreneur. Il y avait une notion de liberté dans le fait d’être mon propre patron, mais surtout cette envie forte de créer des choses. 

• Comment expliquerais-tu ton métier à un enfant ?

Nous créons des jeux pour les marques. Nous divertissons les gens pour qu’ils aiment une marque et pour qu’ils achètent leurs produits ensuite.

• Concrètement, quel est ton métier ?

C’est le Digital Entertainment ! Nous créons et générons des émotions en engageant les internautes. Ça passe par la gamification, l’immersion grâce à la réalité virtuelle ou encore le serious game. Nous créons des expériences digitales positives, qui ne sont pas anxiogènes, et qui permettent de ce fait de faire passer des messages efficacement.

Même si la finalité reste, pour l’entreprise, de vendre ses produits ou service, nous faisons en sorte de gommer l’aspect trop commercial dans ces expériences.

• Quels sont les profils & compétences de ce secteur ?

Les profils qui interviennent dans le domaine du digital entertainment doivent avoir, au-delà des compétences métier, une bonne culture vidéo-ludique. En effet, les codes du jeu vidéo sont essentiels pour pouvoir apporter une expérience efficace au public cible.

Dans la réalisation d’un site ou d’une application web ou mobile intégrant la gamification, on retrouve les profils suivants : directeur de projet, directeur artistique, illustrateur et développeur. En fonction des projets, on complètera par un animateur ou encore un sound designer.

• Et demain, tous joueurs ?

L’arrivée des jeunes générations à des postes décisionnaires apporte des opportunités plus importantes à l’intégration du digital entertainment. Non pas que les « seniors » y soient hostiles, mais la sensibilité des jeunes générations est plus forte.

D’autant que l’expérience ludique est amenée à se développer, on va la retrouver partout. D’ailleurs, cela ne se limite pas à faire des jeux, mais à enrichir l’expérience utilisateur par une interface, une ergonomie et un fonctionnement (appli ou web) qui intègreront une logique de gamification (le fait d’attribuer des badges à des super users par exemple). On retrouve notamment cette logique dans les objets connectés où les codes vidéo-ludiques y sont très forts.

Retrouvez Alexandre sur son compte twitter et celui de Digiworks.

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