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Interview de Florian HARMEL, Creative Technologist chez Ekino - Groupe Havas - et secrétaire de l'association Crea Tech Tank

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Interview de Florian HARMEL, Creative Technologist chez Ekino - Groupe Havas - et secrétaire de l'association Crea Tech Tank

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À la suite d’un BTS en alternance, Florian a commencé sa carrière en tant que développeur front-end chez Ekino, filiale de FullSix, où il a évolué sur un poste senior.

Comment êtes-vous passé de développeur front-end à creative technologist ?

Toute une partie de ma carrière a été d’être développeur et de gérer des équipes techniques. En agence, on s’est retrouvés face à des clients de plus en plus technocentrés. Il fallait qu’on trouve un interlocuteur pour leur répondre. Cette inversion de tendance, c’est à dire le fait que ce soit la technologie qui tire la création et le storytelling, m’a fait glisser vers le métier de Creative Technologist. Pendant longtemps, la technologie a été un frein à la créativité et je trouvais intéressant de convaincre les créatifs que la technologie pouvait les aider à créer de nouvelles expériences.

Quel est votre quotidien ?

Mes journées sont bien remplies mais ne se ressemblent pas. J’essaie toujours d’avoir plusieurs projets en cours car j’ai besoin par moment de prendre du recul sur les idées. En général, je passe beaucoup de temps à bricoler sur un prototype, à aller voir les clients pour faire de l’évangélisation, ou encore à participer à un atelier de brainstorming avec notre équipe design sur des problématiques de Design Thinking (prototypage). Je fais aussi de la R&D, de la veille documentaire et des présentations.

Je suis souvent sollicité sur des appels d’offres, sur lesquels j’apporte ma pierre à l’édifice de manière stratégique ou avec des prototypes qui permettent de convaincre nos clients. Je suis rarement sollicité sur la partie opérationnelle au milieu du projet, mais plutôt sur la fin, lorsqu’il faut par exemple procéder à des installations technologiques.

Un projet dont vous êtes particulièrement fier ?

L’année dernière, on a remporté un appel d’offre sur un projet innovant : Paradiski (Les Arcs-La Plagne-Peisey Vallandry), la station de ski connectée. Nous avons travaillé sur le parcours digital d’un skieur. Je me suis donc retrouvé sur les pistes à réfléchir comment on pouvait révolutionner cette expérience. Ce projet a fini par être lancé avec succès.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune étudiant qui veut se lancer dans cette voie ?

Il vaut mieux privilégier les formations assez généralistes et fonctionnant par projet et surtout ne pas s’enfermer dans un métier ou dans une technologie. Faire des stages auprès d’un creative technologist senior ou d’un maker est aussi une bonne idée, tout comme se rendre à des événements spécialisés (Laval Virtual, Maker Faire, Mapping Festival...). Pour devenir createch, il faut être débrouillard et savoir mettre les mains dans le cambouis. Il faut aussi se créer un vernis technologique complet en maîtrisant l’ensemble des langages afin d’être capable de bien conseiller un client et de le convaincre.

Attention aussi à être capable de parler de la technologie de manière critique : la technologie n’est que la solution, elle ne doit pas être la seule à guider le projet. Enfin, ne négligez pas le networking, notamment au travers de notre association Creative Tech Tank.

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